Le colloque « Soin et spiritualité », sous le haut patronage du ministère de la Santé publique, organisé par l’Institut supérieur de sciences religieuses (ISSR) de l’USJ, en collaboration avec la Faculté de médecine (FM) et la Faculté des sciences infirmières (FSI), en partenariat avec la Commission épiscopale pour la pastorale des services de la santé au Liban, l’Ordre des médecins du Liban et l’Ordre des infirmiers/ères du Liban, les 24 et 25 février 2017, à l’Amphithéâtre Pierre AbouKhater, au Campus des sciences humaines. Et ce, en présence du Pr Salim Daccache, Recteur de l’Université Saint-Joseph, de S.E. M. Ghassan Hasbani, vice-premier ministre et ministre de la Santé publique, Monseigneur Maroun Ammar, président de commission épiscopale pour la pastorale des services de santé au Liban, Mme Dr Nuhad Dumit, Présidente de l’ordre des infirmiers/ères du Liban, Dr Raymond Sayegh, président de l’ordre des médecins du Liban. Lors de la séance inaugurale, Dr. Nuhad Yazbik Dumit a souligné qu’il y a eu d’énormes progrès dans les services de santé au niveau médical, technologie et innovations mais la tension et le stress continuent à se faire sentir touchant notamment les infirmiers (ères). Avec les nombreux changements dans les services médicaux comme les demandes d’accréditation, les risques managériaux, les machines à la technologie de pointe, les infirmiers (ères) se concentrent plus « à faire pour le patient qu’à être avec le patient ». Elle a estimé que pour faire la différence, il faut se centrer sur le côté spirituel dans la prise en charge des patients. De son côté, Dr Raymond Sayegh a félicité les organisateurs de ce colloque pour leur choix des sujets et a rapporté que selon plusieurs études, les patients, qui bénéficiaient d’une aide de nature spirituelle au sens large, guérissaient plus vite ou faisaient moins de complications lors des soins. « L’intelligence est de ne pas rejeter ces soins en prétextant qu’ils ne sont pas appréhendables avec les outils habituels mais appliquer avec bon sens le principe d’exploration et d’évaluation de l’impact de la spiritualité sur les soins des malades, leurs familles et les soignants. » Dans notre quête vers l’implémentation d`un « espace spirituel » dans l’hôpital, les mots sont importants et la précision autour de la terminologie est cruciale. Les frontières avec la psychologie, l’éthique, la communication ainsi que certains aspects de la médecine traditionnelle doivent être très bien définies. Au niveau des projets d’accréditation des hôpitaux au Liban, un des chapitres débattus est celui des droits des malades et de la famille ainsi que leur éducation. » a-t-il ajouté. Par ailleurs, Pr Salim Daccache s.j., a prononcé un mot dans lequel il a souligné qu’au Liban, les principaux problèmes, en rapport avec ce sujet, que nous affrontons au quotidien du soin, sont multiples, comme la réduction du spirituel au religieux, la réduction du spirituel au psychologique, la technicisation et la commercialisation excessives du soin, la place marginale des aumôniers d’hôpitaux, la réduction de la formation humaine des soignants à quelques cours de sciences et le manque de formation à l’écoute empathique dans les stages hospitaliers. « Il est évident, pour l’observateur que je suis, qu’il est nécessaire, dans les travaux de ce colloque, de s’attarder comme il se doit sur la ou les significations du terme spiritualité et ses effets sur le terrain. Il est vrai que l’on ne doit pas réduire la spiritualité à la religion. Ici la question devient bien plus difficile à concevoir lorsqu’il est question de l’existence d’une spiritualité dans une société pluraliste comme la nôtre. Y a-t-il un terrain de spiritualité en dehors des appartenances religieuses ou bien résumant les appartenances religieuses et même co



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